Contexte
Situation actuelle du processus de construction européenne
Cette année, la commémoration du 50e anniversaire de la signature du Traité de Rome (1957-2007) a mis en évidence la consolidation et le succès du projet européen. Cependant, plusieurs circonstances telles que, entre autres, le phénomène de la globalisation dans le monde, les progrès liés à la société de l’information, le processus d’élargissement de l’Union Européenne ou la crise concernant l’entrée en vigueur définitive du Traité Constitutionnel Européen, issue du résultat négatif des référendums organisés en France et aux Pays Bas, font que le futur de l’Europe dépende de l’important processus de réflexion actuellement en cours sous l’impulsion des instances communautaires :Communication sur le ‘Plan D comme Démocratie, Dialogue et Débat’ (COM(2005) 494), Livre blanc sur une politique de communication européenne (COM(2006) 35), etc.
Apport du Pays Basque au 'Plan D'
En 2006, le Secrétariat Général des Affaires Extérieures du Gouvernement Basque, par le biais de la Direction des Affaires Européennes et de la Délégation du Pays Basque à Bruxelles, a organisé les journées 'L’EUROPE AU 21e SIÈCLE : VALEURS, FRONTIÈRES ET CITOYENNETÉ EUROPÉENNE: Une contribution du Pays Basque au ‘Plan D comme Démocratie, Dialogue et Débat’ ' (Musée Guggenheim – Bilbao, 11-12 avril 2006).
La thématique de ces journées était centrée sur la construction du cadre politique, économique et social de l’Union Européenne, en considérant les régions comme moteurs de ce processus de construction européenne et en prenant en compte la participation des citoyens dans ce dernier.
Un document fut publié suite à ces journées: Conclusions "Une contribution du Pays Basque au ‘Plan D comme Démocratie, Dialogue et Débat’: 10 clés pour une nouvelle étape dans le processus de construction européenne" (avril 2006) [es] (pdf. 122 KB), [en] (pdf. 120 KB), [eu] (pdf 120 KB) et celles-ci furent transmises aux institutions européennes en tant qu’apport du Pays Basque au 'Plan D' de la Commission Européenne.
Les Médias et l’Union Européenne
À Bruxelles, on compte plus de 1000 journalistes accrédités et toutes les institutions de l’Union Européenne qui font un effort important pour que la presse soit informée des décisions communautaires de façon ponctuelle: «Europe by Satellite» procure le son et l’image aux médias. Toutes les institutions disposent de fonds spéciaux pour financer les dépenses des correspondants qui véhiculent les informations sur les activités de l’Europe… En somme, l’Union Européenne est consciente du fait que la participation des médias est un atout indispensable à la construction européenne.
Cependant, la désinformation des citoyens est un fait: une grande majorité affirme connaître peu ou rien concernant l’Europe: (76%, selon l’Eurobaromètre nº 64 de décembre 2005). Une méconnaissance que la société attribue aux médias, entre autres: quatre personnes sur cinq interrogées pensent que ces derniers devraient fournir plus d’informations sur l’Europe (source: Eurobaromètre Flash ‘Quelle Europe?’).
Pour leur part, les médias voient d’un bon oeil des initiatives telles que le 'Livre blanc sur une politique de communication européenne' (COM(2006) 35), mais ils se montrent toujours méfiants envers les facilités que les différentes institutions offrent aux correspondants et la manière dont ces informations leur sont données.
On se pose alors des questions: Quel est le rôle des médias européens dans la construction européenne? Les institutions européennes risquent-elles de tomber dans une simple propagande institutionnelle en essayant de faciliter les travaux d’information? Jusqu’à quel point les institutions européennes fournissent-elles des informations intéressantes pour les médias et leurs audiences? Comment l’Union Européenne peut–elle accéder à la société à travers les médias? En définitive, est-il possible de passer du monologue institutionnel au dialogue avec les citoyens européens?
(Source: Gouvernement Basque - Affaires Européennes)
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